samedi 31 août 2013

périphéries #8




La fin de l'été dans une petite station balnéaire de droite allonge sur la ville et sur les gens sa lumière orange. Les pulls qu'on remet le soir et la plage désertée exhalent une nostalgie douce, tendre, comme au cinéma, comme une chanson triste et sirupeuse. Les promeneurs, les pieds dans l'eau et les matins frais. J'ai fini de travailler, mes cartons se remplissent et à midi, la chaleur ne tape plus aussi fort.
Les soirées sont redevenues calmes, les musiciens jouent pour quatre personnes dans les soirées ralenties, le soleil se dissout dans l'océan, couleur et texture des expériences de mon père. Agar-agar et colorant rouge.
Sur la plage l'autre jour, chaque endroit de la peau caressé par le vent tiède encore.
Je roule à vélo le parfum de l'air, les couleurs pastel des maisons de vacances vides, les balcons déserts. La fête foraine va partir, les glaciers ferment.
Je me suis seulement baignée une nuit en juillet, et j'aimerais me baigner là, juste avant septembre, marcher romantiquement dans la mer toute habillée comme Virginia Woolf.
Mano Solo me chante qu'il aime tant la vie que chaque jour elle recommence, à moi seule,
à moi seule.