Affichage des articles dont le libellé est citations. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est citations. Afficher tous les articles

vendredi 6 mars 2015

L'été des incendies.


"Il comprit que les associations renforcent l'homme, mettent en relief les dons de chacun et donnent une joie qu'on éprouve rarement à vivre pour son propre compte : celle de constater qu'il existe nombre de braves gens, honnêtes et capables, tout à fait dignes de confiance. (Lorsqu'on ne vit que pour soi, on voit le plus souvent les gens sous leur autre face, celle qui nous force à tenir constamment la main sur la garde de notre épée.)
Donc, l'été des incendies fut un bon été ; il existait un problème commun, tout le monde avait à coeur de le résoudre, et chacun le faisait passer avant ses intérêts personnels. On était payé de toutes ses peines par la satisfaction de se trouver en accord avec tant d'excellentes personnes et d'avoir droit à leur estime."

Italo Calvino, Le Baron Perché.

samedi 21 septembre 2013

Les Pieds-Bleus



"Le loup, avec  les agneaux dans son ventre, ou après, avec les pierres à leur place, ou quand il a mangé le chaperon rouge et la grand-mère, c'est une sorte de ravioli, si on regarde bien. On peut faire des raviolis avec n'importe quoi. Même en couleur, si on veut, avec des tas de gouts différents. De toutes les tailles, de toutes les formes. Les édredons aussi, c'est des sortes de raviolis. Les oreillers, les coussins, tout ce qui est rempli avec autre chose. Les femmes enceintes, les cercueils, les petits pois, c'est des raviolis. Même nous, avec tout ce qu'on a dans le ventre, on est des raviolis. Et une boite de sardines... c'est un ravioli. Là, ça devient compliqué. Parce que, si une boite de sardines, c'est un ravioli, une boite de raviolis aussi, c'est un ravioli."

Les Pieds-Bleus, Claude Ponti.